mardi 15 avril 2014

Jésus revient...

... mais on ne sait pas bien quand et en plus, ses disciples sont à la bourre.


Tract trouvé dans ma boîte aux lettres, mardi 15 avril 2014 au matin.
Ce qui est un peu tard afin de répondre à une invitation lancée pour la veille.

mercredi 2 avril 2014

L'ajustement, c'est maintenant !

Franchement, je ne comprends pas ce remaniement ministériel : Manuel Valls, Premier ministre, fait entrer deux nouvelles têtes (dont cette bonne vieille Ségolène Royal, à la barbe des écologistes, évincés de Valls 1, grâce, notamment, à cette saloperie d'arriviste de Cécile Duflot), opère un léger jeu de chaises musicales, conserve "l'ennemie" Christiane Taubira comme garde des Sceaux - et si c'est là le fait du prince Hollande, je lui en rends grâce, la Guyanaise étant une femme courageuse, droite (malgré le petit quiproquo sur les écoutes de Sarkozy) et populaire.
Non, je ne le comprends pas. J'y vois là un ajustement, avec, tout de même, deux autres enseignements majeurs.
Stéphane Le Foll, proche de Hollande, conserve son maroquin à l'Agriculture et devient porte-parole du Gouvernement. C'est un bel homme, posé, qui plaît même à ma mère, qui est pourtant de droite.
En revanche, ma mère ne supportait pas Najet Vallaud-Belkacem, « hautaine et agressive » (c'est sûr que, désormais, la communication gouvernementale risque d'être plus lisse, NDR). Elle aussi - belle au demeurant - conserve son ministère des Droits de la femme. Avec adjonction de la Ville, de la Jeunesse et des Sports.
Euh... Vous pouvez m'expliquer le rapport ? Ou alors ce nouveau grand ministère est un fourre-tout des trucs dont on n'a rien à foutre ? Certes, supputons qu'il y aura de nombreux ministres délégués et secrétaires d'Etat pour délayer le fourbi. La concomitance Ville et J&S, OK, pourquoi pas. Mais femme-Ville et femme-J&S, franchement, là, je suis dans le brouillard.
Finalement, cet ajustement gouvernemental aura probablement pour conséquence les boulets rouges que vont s'empresser de balancer Copé et consorts. On entend déjà le baigneur de la piscine de Takieddine balancer que « François Hollande n'a pas entendu les Français, qui se sont exprimés dans les urnes des municipales et demandaient davantage de changements ».

mardi 1 avril 2014

Mon voisin, le pauvre...

Comme par hasard, au lendemain de l'indéniable percée du Front national aux élections municipales, circule de nouveau, sur les réseaux sociaux, ce document mensonger (capture d'écran ci-dessous), une incitation, de fait, à la haine, à la xénophobie rageuse.

Tout cela n'est que pure propagande et il est aisé de comprendre d'où ce malfaisant comparatif provient. Et de démolir cette argumentation comme l'a si bien fait Gégé de Radiossa, relayé par HornedGod, ici.
Et puis, allons, un peu de bon sens : comment pouvez-vous croire un seul instant que quelqu'un qui n'a pas de travail touche plus d'argent que quelqu'un qui bosse ?
Et c'est là qu'intervient mon voisin.
Pas mon voisin retraité, qui possède sa maison mais est obligé de vendre du bois et de faire des petits boulots pour arrondir ses fins de mois.
Pas mes voisins qui, avec leur encore trois mômes, cinq chiens, deux chats et autres perruches, vivent dans un des trois pavillons HLM de mon bled - lui étant chauffeur-livreur et elle, chômeuse, fabriquant de petits meubles très laids dans un abri de jardin.
Non.
Ceux dont je veux vous parler, c'est ce couple qui vit maritalement. Lui est au chômage. Elle, cinq jours sur sept - et, parfois, le samedi -, fait les 3x8 pour un SMIC mensuel, à une demi-heure de route de leur maison en location.
A l'origine, ils avaient tous les deux un boulot de smicard et se sont installés dans mon bled parce que ça les mettait, chacun, à peu près à mi-distance de leurs lieux de travail respectifs.
Puis, par la faute de la crise (elle a bon dos, NDR), il a perdu son emploi. Indemnisé par les Assedic puis Pôle-emploi pendant deux ans, cela fait maintenant presque trois ans qu'il ne touche plus rien et ne trouve pas davantage de boulot. En plus, il a des problèmes de santé et est proche de la cinquantaine : ça noircit un peu plus le tableau.

155,41 euros/mois pour "vivre"

Mon voisin, lui, ce que gagnent les autres, il s'en fout. Il n'est pas du genre envieux. Il veut juste de quoi vivre, mettre un toit au-dessus de sa tête, manger, de temps en temps se faire des merguez au barbecue l'été et avoir chaud l'hiver... Et il sait bien que ce n'est pas en critiquant un autre pauvre que ça l'enrichira. Et puis, il refuse d'être assisté parce qu'après, l'artisan du bout de la rue le traiterait de fainéant qui profite du système et ça, mon voisin, il ne le supporterait pas : il a sa dignité.
De toute façon, mon voisin, à part l'allocation logement, il n'a droit à rien. Parce que sa concubine travaille et gagne le SMIC.
Alors, le remaniement ministériel, la nomination de Valls, la défaite cuisante des socialistes aux municipales, la poussée du FN, tout ça, ça lui passe un peu au-dessus de la tête. De toute façon, on vit dans un bled, alors la politique, vous savez : ici, on vote pour des gens qu'on connaît, qu'on aime bien, qu'on sait compétents pour diriger la commune. Et de toute façon, mon voisin, il n'a pas été voter : ça aurait servi à quoi ? Le résultat aurait été le même.
Bon, après, s'il ne vote pas, il ferme sa gueule, va objecter l'artisan du bout de la rue. C'est ce qu'il fait. A peine se plaint-il qu'on va encore augmenter le prix du gaz de 7,5% d'ici 2016 au nom de la taxe carbone (c'est pas grave, il mangera froid, NDR). Sinon, il ne demande rien à personne.
C'est moi qui suis allé lui demander un truc.
Et il a bien voulu que j'établisse le tableau de son cas particulier (ci-dessous, cliquez dessus pour mieux ne pas en croire vos yeux) avec les chiffres qu'il pouvait me fournir.

Voilà. Moi, je me demande bien comment on peut vivre avec, à la louche, 150 euros par mois. Lui, non. Il survit, continue au quotidien à chercher du boulot et espère. Rien qu'un SMIC de plus à la maison et ce serait le bonheur. Forcément, quand on a rien...

mercredi 26 mars 2014

Municipales 2014 : les vraies questions

Certes, ne le nions pas, cet entre-deux tours des municipales 2014 est largement dominé par le score du Front national et autres mouvances d'extrême droite (la Ligue du Sud de Jacques Bompard, par exemple) établi dimanche 23 mars. Lundi, la France s'est réveillée, révélée, découverte bleue tirant sur le marine.
A côté de ce nouveau 21 avril 2002, la bataille de Paris fait bien pâle figure et semble n'intéresser que les Parisiens.
Autre enseignement de ce scrutin : l'abstention - avec cette particularité que, selon des analystes très pointus, même le Front national n'a pas fait le plein de ses voix ! Inouï.
Au final, ce premier tour a été un cinglant désaveu pour le gouvernement (qui porte encore l'étiquette de) écolo-socialiste de François Hollande.
Mais j'ai beau zapper, zapper et rezapper sur les chaînes de télévision, les radios, etc., je n'ai pas encore trouvé une once de réponse à trois questions qui s'imposent après ce premier tour de scrutin municipal.

1. Un remaniement ministériel, pour quoi faire ?

Chaque fois que le pouvoir en place perd une élection, on y a le droit. C'est comme les journaux de presse écrite à la rentrée scolaire de septembre : faut tout changer, quitte à paumer le lectorat qui a ses habitudes et perdre des lecteurs qui ne s'y retrouvent plus. On change la forme mais pas le fond : ce sont juste les mêmes infos, rangées autrement.
En matière de gouvernement, à quoi sert un tel jeu de chaises musicales ? Si le ministre était mauvais à son poste, il fallait le dégager avant ! Et qu'est-ce qui me dit qu'il sera meilleur dans un autre ministère ? Et qu'est-ce qui me prouve que le nouveau sera plus compétent ? En définitive, les mêmes têtes, ailleurs, et d'anciennes têtes de retour.
Si ce gouvernement supposé de gauche n'a pas le courage politique de mener une réforme profonde de notre société, nous mettre Untel Premier ministre à la place de Telautre et redistribuer les maroquins est totalement vain. Un cautère sur une jambe de bois.
Perdu pour perdu, au lieu d'attendre la prochaine échéance présidentielle ou législative en serrant les genoux, autant mener une politique ambitieuse, nous foutre dans la merde profondément pour nous en sortir lentement (j'imagine) mais nous relever durablement. Prendre des mesures à long terme, en les expliquant bien : peut-être que les électeurs ne sont pas si cons que cela et laisseront le temps au temps, au lieu de survivre avec des mesurettes que l'on sait périssables.
Quand j'étais môme, à l'école, en matière d'économie, on apprenait qu'il y avait trois secteurs : le primaire - l'agriculture qui nourrit un pays -, le secondaire - l'industrie qui fabrique des produits manufacturés et permet aux ouvriers de vivre (certes, parfois chichement) de leur salaire - et le tertiaire - les services, les administrations, le putain de télémarketing qui fait chier sa race.
Où en sommes-nous aujourd'hui ? En simplifiant...
L'agriculture : les paysans produisent à perte mais survivent grâce aux subventions européennes (je schématise). Pendant ce temps-là, qui s'en fout plein les fouilles en profitant du travail harassant des paysans et du fric européen ? Les grandes surfaces dont le seul but est de faire du chiffre.
L'industrie : pas assez rentable en France, on délocalise là où les ouvriers sont moins payés et ferment leurs gueules (quoique, en Asie, ça commence à ruer dans les brancards). Le but ? Faire du chiffre pour rémunérer les actionnaires. L'investissement ? Euh... Mais où avez-vous vu qu'un pays, où les chômeurs sans le sou ne peuvent se payer les produits qu'ils fabriquaient jadis mais qui sont faits ailleurs désormais, est viable économiquement ? La suprême ironie étant que, dans les pays où les industries délocalisent, les ouvriers n'ont pas les moyens de se payer ce qu'ils fabriquent !
Les services : on a l'impression qu'il n'y a plus que ça en France - quoique ça délocalise aussi sévère dans le tertiaire privé. Moi, à l'école, j'ai appris qu'un pays qui "vivait" principalement du tertiaire, ça s'appelait un pays sous-développé - on dit "émergent", maintenant, ça fait moins pauvre.
Bref, tout cela entraîne un appauvrissement des populations, des flux migratoires, de la xénophobie dans les pays vers lesquels se dirigent ces flux, la montée du racisme et des partis nationalistes.
Le maître-mot est de remettre tout dans des proportions acceptables : autoriser des profits raisonnables, inciter à l'investissement sur le territoire national, réindustrialiser la France, permettre in fine au Smicard de se payer, parfois, du rêve et, chaque année, des vacances bien méritées. Le tout en ne tuant pas notre planète.
Putain, ça fait du boulot ! Mais j'ai jamais dit que ce serait facile.

2. Des listes élues à 100% des suffrages : personne ne tique ?

La nouveauté des municipales 2014, c'est la loi électorale, qui imposait aux communes de plus de 1000 habitants un scrutin de liste avec parité homme-femme (pour la parité noir-blanc, homo-hétéro, riche-pauvre, etc. va falloir encore attendre un peu).
A voté ! (copyright Le Tampographe Sardon)
Sachant que, en moyenne, dans les communes rurales, 40% des conseillers municipaux ne sont pas repartis et, qu'en plus, dans celles qui dépassaient à peine le seuil des 1000, il fallait, au minimum, huit hommes et sept femmes, je ne vous dis pas le casse-tête. Nombre d'électeurs n'avaient le choix qu'entre une liste et... rien. Et comme la loi électorale stipule qu'il suffit, dans ce type de commune, d'un seul et unique suffrage exprimé pour valider l'élection municipale, le grand rendez-vous civique a tourné au référendum local.
Le choix était donc réduit à : 1. s'abstenir 2. voter pour l'unique liste 3. voter non-exprimé (nul, blanc, enveloppe vide).
Au décompte final, seuls les bulletins exprimés comptent et on a vu tomber comme à Gravelotte, dimanche soir, des scores à 100%. Mieux que le référendum en Crimée (seulement 96,6%) !
Vous trouvez ça très démocratique, vous ?
Vous ne pensez pas que ça favorise l'abstention, vous, ce genre de non-choix ?
Il faudrait revoir la copie de cette nouvelle loi électorale. A minima, passer la barre des 1000 à 2500.
Même s'il restera toujours des exceptions, comme cette ville de plus de 10000 habitants dans laquelle une liste ne s'est pas montée faute de femmes. Ou comme ce village de la Marne, de 289 électeurs, non soumis à la parité, dans lequel, sur les trois candidats au premier tour, seuls deux ont été élus ; il faudra, au pire, sept élus de plus et, au mieux, neuf, au second tour, pour constituer un conseil municipal, sachant que ça ne se bouscule pas au portillon des candidatures.

3. Conseillers communautaires : on vote, vous êtes sûrs ?

Une autre nouveauté des municipales 2014 était que l'électeur désignait ses représentants au conseil communautaire. Un peu comme aux Etats-Unis d'Amérique où on vous fait un grand paquet, contenant le Président du pays jusqu'au shérif de sa ville.
On désigne, vous êtes sûrs ? En fait, de nouveau un référendum : dans les communes de plus de 1000 habitants, avec scrutin de liste, qui n'ont qu'un représentant au conseil communautaire, le candidat était forcément la tête de liste et futur maire (à moins de coup de théâtre lors de l'élection du maire et des adjoints, ça s'est déjà produit). C'est donc un candidat imposé ; on donne son aval... ou pas. Et si on raturait le candidat (ou la candidate, plus rarement), tout le bulletin, sur lequel se trouvait aussi la liste pour le conseil municipal, devenait nul (vote non exprimé).
Quelle poudre aux yeux. Nous faire croire qu'on choisit.
Le vrai choix aurait été qu'on puisse voter pour tous les représentants au conseil communautaire, avec des listes politisées ou non, qu'on aurait pu panacher (bon, OK, bonjour le bordel du dépouillement).
Je m'explique.
Prenons le cas d'une communauté de 78 (au hasard) communes dont le conseil est composé de 119 membres (presque au hasard). Au conseil communautaire, quand il s'agit de prendre des décisions, la majorité absolue est donc, algébriquement, de 60.
Il s'avère que la ville principale de cette communauté a 26 sièges. Que sa banlieue, deuxième ville, en a 9. Que d'autres communes, historiquement dans la première communauté, totalisent 20 sièges. Cela nous fait 55 à bouffer au même râtelier depuis quelques années.
Maintenant, que pèsent les treize communes qui ont rejoint récemment cette communauté, avec leurs 13 voix face à l'armada de 55 ? Pas grand chose. Il est plus facile de trouver 5 sympathisants que 47 quand il s'agira de refiler la gestion de l'eau à une entreprise privée, qui quadruplera le prix du mètre cube.
Le vrai choix, pour l'électeur, aurait été de voter pour une liste de conseillers communautaires avec un programme ad-hoc pour les 78 communes.

lundi 17 mars 2014

Fouette Cochet !

Yves Cochet et les voitures polluantes (photos D.R.).
Ce midi, j'ai entendu Yves Cochet (Europe écologie - Les Verts), ex-ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement (juillet 2001-mai 2002), réclamer une augmentation des taxes sur le diesel au prétexte que ce sont les véhicules qui roulent au gazole qui polluent et tuent des gens.
Voyons un peu comment concevoir un raisonnement qui mènerait à une telle décision.
En augmentant les taxes, le prix du litre de gazole grimpe, se rapproche du prix du litre de super sans plomb et cela inciterait donc les automobilistes à acheter des voitures à essence plutôt que des véhicules diesel - des bagnoles, soit dit en passant, qui coûtent déjà plus chères à l'achat que des caisses à essence.
Donc, on règle le problème de pollution en prenant du fric à l'automobiliste, qui a soudain une prise de conscience au porte-monnaie.
Ce même automobiliste à qui on serine, depuis des lustres, d'acheter un diesel parce que c'est mieux qu'une essence. Qui, malgré le tarif des véhicules diesel et la réduction de l'amplitude de prix entre un litre de gazole et un litre de super sans plomb (une fausse idée répandue, voir tableau ci-dessous), continue - embobiné qu'il est par le commercial de sa concession (le mec qui t'appelle tous les trois ans, au mois de novembre, parce qu'il veut te refourguer une caisse neuve pour faire son chiffre, NDR) - d'acheter un diesel plutôt qu'une essence parce que, s'il fait tant de kilomètres par an (quoique, chaque année, ce kilométrage "rentable" soit chaque fois revu à la hausse par cet enfoiré de commercial de la concession auto, NDR), c'est plus rentable même si le litre de gazole est à 1,30, 1,35, 1,50...

(Source : http://france-inflation.com/graph_super.php)
Yves Cochet pense donc que si on augmente le prix du diesel à la pompe, les gens vont acheter des voitures essence (et si non, de toute façon, ça fera toujours des sous de plus dans le budget de l'Etat, NDR).
Aparté : tout comme les ministres de la Santé successifs font croire qu'augmenter le prix du tabac permet une baisse significative du nombre de fumeurs et, par ricochet, de cancers tabagiques. On y a cru. Alors qu'en définitive, c'est une alternative, moins chère pour le fumeur, proposée à la place du tabac, qui a fait baisser la consommation de cigarettes : la e-clope.
Seulement voilà. Je sais compter - surtout ce que je n'ai plus dans la poche - et ne suis pas le seul.
D'un baril de pétrole brut, nos raffineries françaises extraient 27% de gazole et 22% d'essence.
Pour l'essence, c'est bon, on en a tellement qu'on l'exporte - j'ai même entendu quelque part que si l'automobiliste pouvait acheter du super au prix où il est exporté, il verrait son pouvoir d'achat faire un putain de bond.
En revanche, pour le diesel, on est obligé d'importer (de l'ordre de) 30% de la consommation française.
Voici venir, alors, la solution alternative que je propose au problème de pollution mortelle soulevé par Yves Cochet : puisqu'on produit trop d'essence, gardons-la, baissons le prix du super à la pompe, mettons-le au même niveau que le prix du diesel voire en-dessous. Les automobilistes se sentiront doublement incités : c'est moins cher et ça pollue moins !
Ah, bien sûr, les constructeurs d'automobiles vendront moins de véhicules diesel, feront moins de chiffre. Le lobby ne sera pas content du tout... Mais ce n'est pas grave, on leur fait confiance pour augmenter le prix des véhicules essence.
Ah évidemment, les caisses de l'Etat vont moins se remplir de taxes sur le carburant... Mais faut savoir ! Les politiques veulent nous sauver d'une mort affreuse par asphyxie ou se remplir les fouilles comme des enfoirés de capitalistes ?
En attendant, cher Yves Cochet, tant que cela me coûtera trois fois plus cher de prendre le train que ma bagnole, je continuerai d'aller à Paris en diesel. Désolé : ma conscience écologique a pour frontière mon compte en banque.

Sources : http://www.connaissancedesenergies.org/fiche-pedagogique/structuration-des-prix-de-l-essence-et-du-gazole-france
http://www.linternaute.com/science/environnement/comment/06/raffinerie/raffinerie.shtml
http://prixdubaril.com/news-petrole/4270-france-la-forte-hausse-des-carburants-ne-sortira-pas-raffinage-crise.html
http://www.usinenouvelle.com/article/le-probleme-des-raffineries-francaises.N126811

mercredi 12 mars 2014

Bon sang, Marty !

Non, non, il n'y a pas d'erreur : le survol de la commune s'est bien effectué du 24 au 15 mars...

... comme le prouve cette photo absolument pas truquée (en tout cas, si elle l'est, le montage est drôlement bien fait, NDR) : c'était bien un hélicoptère DeLorean DMC-12 qui était chargé de l'opération.

P.S. : bon sang, Marty ! Nous sommes le 12 mars : comment est-ce possible d'avoir déjà une photo d'un survol qui commencera le 24 pour se terminer le 15 ?

samedi 8 mars 2014

Parité, poil aux nénés !

En cette Journée mondiale de la femme, reprenons la plume virtuelle pour évoquer un sujet d'actualité brulante : la loi sur la parité en politique.
Quelle foutaise !
Déjà, cette parité ne s'applique qu'aux communes de plus de mille habitants : mesdames, si vous voulez être l'égale des hommes, n'allez pas vivre dans un bled paumé.
Ensuite, c'est une parité subjective puisque conçue pour l'imparité : les conseils municipaux se composent, en effet, d'un nombre impair de membres, afin d'éviter les conflits en cas de partage égal des voix lors des votes en séance (sauf que s'il y a autant de votes pour que contre plus un nombre impair d'abstentions, c'est la merde, NDR). Donc, qui dit impair dit un homme - ou une femme mais c'est bien plus rare - de plus sur la liste. Ce qui implique que, en toute logique mathématique, cette parité des sexes n'en est pas une !
Bon, cessons de finasser et passons aux travaux pratiques, avec des informations de sources sûres issues directement du terrain des municipales 2014 - enfin, dans mon département provincial, assez rural mais dont une sous-préfecture est toujours prise comme test national par les instituts de sondages.
Postulat : pourquoi voter une loi
pour obliger à un truc
qui devrait s'imposer de bon sens ?
Si les femmes voulaient s'impliquer davantage dans la vie politique, elle le ferait. Bon, vous allez me dire : "Les hommes les en empêchent." Cela me semble un raisonnement technocratique tout droit venu des instances de la capitale, déconnectées des réalités de terrain de la France profonde. Mais il y a du vrai. Si on rend cette affirmation plus positive, la transformant en : "Les hommes les y autorisent."
Dans mon département, je connais le maire (depuis 1995) d'une commune de sept cents habitants (donc non soumise à la loi sur la parité en politique, NDR), qui n'a pas eu de problème pour composer sa liste en alternant huit femmes et sept hommes. Parce qu'il a eu la volonté, depuis ses débuts comme premier magistrat, de respecter une parité en allant à la pêche aux candidates, en confiant bien souvent les rênes de la commune à sa compétente première adjointe, en privilégiant la représentation de tous ses hameaux dans l'assemblée municipale. Une volonté politique. De bon sens. Cependant, cette commune reste un cas unique dans mon département de résidence.
Car, pour ces municipales 2014, nombre de villages et villes se heurtent à deux écueils : la pénurie de vocations combinée au manque de femmes voulant s'impliquer dans la gestion de la commune.
Rien que pour le premier tour, il manquera des candidats dans dix-sept communes, qu'il faudra trouver pour le 30 mars.
Quant à la parité obligatoire dans les communes de plus de mille habitants, elle a fait des ravages, aussi bien en campagne que dans les agglomérations.
Pour commencer, dans certains conseils municipaux composés d'onze mâles et de quatre femelles (gros maximum trouvé lors des précédentes municipales, NDR), le maire sortant a été obligé de dire "merci à trois d'entre-vous d'avoir levé la main pour voter les décisions pendant six ans mais maintenant, vous dégagez, parce qu'il faut que je trouve trois meufs à votre place et ça va pas être coton !" Résultat des courses : une seule liste en présence dans nombre de communes, la liste concurrente s'étant heurtée au même problème de chercher la femme. Bonjour la démocratie ! Les électeurs réduits à voter pour ou contre, point barre.
Parité : pas chez les moins de 1000,
pas au sein du conseil municipal
Et après ? Au sein du conseil municipal, parité respectée ? Non, pas obligatoire. Ce n'est pas parce que Mmes Machin et Bidule sont deuxième et quatrième de liste qu'elles seront respectivement première et troisième adjointes. Polop, polop. Des bonnes femmes, d'accord mais leur filer des responsabilités avec les indemnités afférentes, faut pas pousser.
Sauf dans cette commune de mille soixante habitants, pas très loin de celle évoquée plus haut où la parité est strictement respectée : le maire - qui est soit un con (et donc ne mérite pas d'être à la tête de la commune, NDR), soit un enfoiré fini - a dit à deux de ses adjoints qu'ils ne le seraient plus car la loi l'obligeait à donner les postes à deux femmes. Au final, un des adjoints ne se représente pas et l'autre accepte cette décision avec rancoeur.
En conclusion, je citerai cette phrase d'un de mes anciens patrons, en l'an 2000 : "L'égalité des sexes sera une réalité quand une femme incompétente occupera un poste ministériel d'importance", affirmait-il, avant d'ajouter, malicieusement : "C'est fait : Guigou est garde des Sceaux."
Depuis, on a eu Roselyne Bachelot, Nadine Morano...

lundi 19 août 2013

de la vente forcée de CanalSat ?

Cher M. Olivier Le Gallo, directeur des services clients de CanalSat,

Je vous remercie de votre gentille lettre - datée du 9 juillet, postée le 25 juillet et reçue début août - dont voici, pour rappel, la copie (cliquez dessus pour l'agrandir) :


Vous me faites bénéficier de vingt chaînes supplémentaires. Grand bien vous fasse. Je n'en demandais pas tant. Et puis, vous savez, je consacre de moins en moins de temps à regarder la télévision, tellement les programmes proposés m'ennuient.
De même, désormais, grâce au multi-écrans, je peux regarder les programmes sur d'autres supports. Faudrait-il encore que j'en possède (bon, oui, j'ai un PC, je vous l'accorde) et ai l'envie de regarder la télévision sur des écrans plus riquiquis de mon vieux poste de télévision à tube cathodique, 16/9e 84 cm.
Bref, vous "m'offrez" plein de trucs que je n'ai pas demandés et dont je ne vais pas forcément me servir.
Mais quand vous m'annoncez que votre "cadeau" me coûtera 2 euros supplémentaires à partir du 31 décembre, là, pas d'accord !
Je me demande même si cela ne ressemblerait pas un peu à de la vente forcée, un acte condamnable dans notre législation française.
Bien à vous.

il Gatto, futur désabonné de CanalSat.

dimanche 9 juin 2013

un speculoos en travers de la gorge

Le titre de ce blog n'aura jamais aussi bien porté son nom avec cette affaire "pâtissière". L'usage des guillemets s'impose puisqu'il s'agit de gâteaux secs, fabriqués de manière industrielle - d'aucuns diront "artisanale" mais moi, dès qu'une machine entre en jeu à la place des mains de l'artisan, je considère qu'il s'agit d'une industrie (agro-alimentaire) -, vendus dans, notamment, un supermarché Carrefour où les photos (qui vont suivre) ont été faites.
Je remarque, dans le rayon gâteaux secs dudit Carrefour, des éclats de Gavottes. Je me pose déjà cette question : à quoi ça sert ? Ensuite, si utilisation il y a, qu'est-ce qui m'empêche d'écraser moi-même des Gavottes avec un rouleau à pâtisserie ? La réponse, probablement, vient du fait que le fabricant des Gavottes a, lors de la fabrication par des machines, des déchets après cuisson des crêpes dentelle. Voulant rentabiliser au mieux sa production, monsieur (ou madame) Gavotte a eu la sublime idée de collecter ces déchets de crêpes et de les vendre dans un "packaging" spécial, un bocal plastique de 150 grammes.

Des paillettes de Gavottes : pour quoi faire ?
Et puis, tant qu'à faire, afin de rentabiliser encore plus les déchets, de les vendre plus cher (au kilo) que les Gavottes entières, qui coûtent 16,32 €/kg. Les déchets, eux, sont vendus 19 €/kg, soient 2,68 € de plus. Cette différence de prix s'explique, peut-être, par l'investissement qu'il a fallu faire, pour récolter les déchets de crêpes dentelle cuites, un surcoût du "packaging" par rapport à la boîte normale de Gavottes entières (quoique j'en doute, chaque Gavotte étant, normalement, emballée individuellement), etc.
Visuellement, cependant, le consommateur peut être averti : le prix des paillettes (2,85 €) est plus élevé que celui des crêpes (2,04 €), ce qui l'incitera, j'espère, à y regarder de plus près.
Du speculoos à toutes les sauces
2,68 €/kg supplémentaires pour des crêpes dentelle écrasées, vous trouvez ça cher, vous hurlez à l'abus ? Attendez de voir comment, avec son label à la con "goût de l'année" (alors qu'il suffit de rajouter de la cassonade et de la cannelle en poudre pour faire la blague), le speculoos vous la met bien profond !
Depuis plus d'un an maintenant, les rayons des grandes surfaces sont remplis de produits alimentaires au speculoos : cigarettes russes et DéliChoc de chez Delacre, glace Häagen-Dasz, l'Onctueux de Rians, pâte à tartiner Lotus, flan entremets Alsa, compote de pommes Charles & Alice, Galak de Nestlé, etc. Bientôt, vous allez voir qu'on va nous conseiller de manger le foie gras entier sur un speculoos !
Et puis, il y a le crumble, tellement meilleur avec des speculoos émiettés. Et il faut bien avouer que c'est dur d'écraser des speculoos au rouleau à pâtisserie, ça prend du temps, la ménagère a tellement autre chose à faire en seulement vingt-quatre heures dans une journée...
C'est probablement pour ça que la marque Lotus - désormais plus connue pour ses speculoos que pour le papier toilettes ou ses voitures de sport (comment cela, le PQ et les bagnoles, c'est pas eux !?) - a pensé à vous dans cette trépidante vie moderne et propose de tellement pratiques éclats de spéculoos. Rien à voir avec les déchets dont je parlais précédemment pour les Gavottes, non, non.

Lotus vous écrase ses speculoos pour 8,96 €/kg de plus : elle est pas belle la vie ?
Ces éclats de spéculoos, conditionnés dans un bocal plastique (150 g aussi) comparable à celui des paillettes de Gavottes, sont vendus 13,20 €/kg. Tandis que les speculoos format familial, entiers, sous emballage plastique se négocient à... 4,24 €/kg. Non, non, vous ne rêvez pas : quasiment 9 €/kg de plus pour des speculoos écrasés. Le fin du fin étant de mettre côte-à-côte les deux produits : les éclats, c'est (presque) 1 € moins cher que les entiers alors on va prendre des éclats, ça sera toujours ça de moins à faire pour le crumble...
Vous le sentez bien, mon gros speculoos ?

samedi 4 mai 2013

Environnement ? Mon cul !

Monsieur il Gatto,
Soucieux de l'environnement et dans le but de contribuer à sa préservation, nous vous informons que fnac.com ne joint plus systématiquement de facture à vos colis.
Vous pouvez tout de même y accéder directement en cliquant ici.
Il est possible par ailleurs de consulter et imprimer vos autres factures dans la rubrique Mes commandes en un clin d'œil (bouton "Voir le détail" de la commande souhaitée).
Madame fnac.com,
J'ai bien noté que, dans un souci environnemental, vous n'imprimiez plus systématiquement de facture.
Effectivement, dans vos deux derniers envois, la facture était absente de mon colis.
Néanmoins, ces deux dernières fois, dans mon colis, en plus des articles commandés, vous avez joint une publicité imprimée en quadrichromie sur un papier glacé de fort grammage.
Il y a là une ambiguïté qui me laisse à penser que vous n'imprimez plus de facture non pas dans un souci de préserver l'environnement mais bien dans une volonté de réduire vos coûts (papier, impression, pliage, etc.).
Etant personnellement soucieux de l'environnement et dans le but de contribuer à sa préservation, je vous demande de bien noter que, lors de vos prochains envois de miennes commandes, je ne désire plus recevoir de publicité dans mon colis.
Bien à vous.

vendredi 3 mai 2013

PriceMinister : une lettre à la DGCCRF*

J'ai une question concernant une pratique qui me semble douteuse sur le site Internet PriceMinister.com (Rakuten group).
Elle concerne les frais de port.
Quand un acheteur acquiert un article auprès d'un vendeur sur le site de PriceMinister (qui joue le rôle "d'intermédiaire"), il se voit facturer des frais de port qui sont supérieurs à la somme forfaitaire remboursée au vendeur par PriceMinister.
Ainsi, PriceMinister, sans agir aucunement sur l'expédition physique de l'article - c'est le vendeur qui se charge de l'expédition (impression de la facture, mise sous enveloppe, affranchissement) -, empoche une "commission exponentielle" sur les frais de port.

Exemples :
1 DVD. Frais de port : 2,90 pour l'acheteur, 2,20 pour le vendeur. Gain PriceMinister : 0,70.
2 DVD. Frais de port : 3,90 pour l'acheteur, 2,85 pour le vendeur. Gain PriceMinister : 1,05.
3 DVD. Frais de port : 4,90 pour l'acheteur, 3,50 pour le vendeur. Gain PriceMinister : 1,40.
4 DVD. Frais de port : 5,90 pour l'acheteur, 4,15 pour le vendeur. Gain PriceMinister : 1,75.
5 DVD. Frais de port : 6,90 pour l'acheteur, 4,80 pour le vendeur. Gain PriceMinister : 2,10.
6 DVD. Frais de port : 7,90 pour l'acheteur, 5,45 pour le vendeur. Gain PriceMinister : 2,45.

Dans la F.A.Q. (foire aux questions) de PriceMinister.com, on peut lire que :
"Pour chaque vente, PriceMinister reverse au vendeur une somme forfaitaire destinée à participer aux frais d'expédition de l'article."
"Les grilles de frais de port sont calculées afin de coller au plus près aux différents tarifs de la poste pour des articles de nature, taille et poids variés."
"Les frais d'expédition réels seront dans la plupart des cas différents de ceux reversés par PriceMinister, parfois supérieurs, parfois inférieurs. Il appartient donc au vendeur d'ajuster son prix de vente s'il l'estime nécessaire pour tenir compte de ces différences." (Sachant que sur le prix de vente, PriceMinister prélève une part fixe + une commission, plus le prix augmente, plus PriceMinister gagne, NDR)
"Il existe une différence entre le montant payé par l'acheteur au titre des frais de port et celui reversé au vendeur pour chaque vente. En effet, un partie de ce montant est prélevé par PriceMinister pour ses frais de gestion, notamment afin d'assurer à nos membres une garantie en cas de perte de l'article. [...] Cette garantie reste bien entendu à la discrétion de PriceMinister et tout abus constaté pourra entraîner une demande d'enquête postale ou la suspension de ladite garantie." (D'expérience, se faire rembourser un article "perdu" est une gageure, NDR)
Ma question est donc : prélever une partie des frais de port facturés à l'acheteur au titre d'une (supposée) garantie, est-ce bien légal ?
Sachant que quand vous acceptez les conditions d'utilisation d'un site marchand tel que PriceMinister, vous êtes obligés de les accepter intégralement, sans pouvoir biffer certaines clauses que vous jugez abusives.

(*) DGCCRF : Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (ministère l'Economie et des Finances).

vendredi 5 avril 2013

anti(a)pathie

Mercredi, désirant ardemment laisser un commentaire acerbe sur le blog de Jean-Michel Aphatie - ce 3 avril-là, ce "journaliste" avait fait de simili-excuses à Mediapart à propos de l'affaire Cahuzac -, j'ai été contraint d'ouvrir un compte sur le site Internet de RTL.
Je prends bien le soin de décocher les deux cases (cochées par défaut) "Newsletter info : chaque jour, recevez l'essentiel de l'actualité et du sport par email" et "Newsletter programmes : chaque semaine des informations sur vos émissions préférées, les jeux, la musique..." afin de ne rien recevoir de la part de cette radio populiste - je voulais juste déverser un peu de bile sur les guêtres d'Aphatie, point final.
Et aujourd'hui, 5 avril, que reçois-je dans mon e-mail ? Une putain de newsletter à la con de rtl.fr ! Commençant par : "Vous recevez cet email de la part de RTL.fr car vous faites partie de notre programme relationnel via l'adresse [mon adresse e-mail]".
NON, C'EST NON ! C'est pourtant pas difficile à comprendre !
N'y a-t-il pas moyen de punir tous ces enfoirés qui te pourrissent la vie sans tenir compte de tes desiderate !?

nouveau scandale alimentaire chez Ikea

J'évoquais, ici et pour une raison autre, les péripéties alimentaires (boulettes au bourrin, tarte au caca) du géant suédois du meuble en kit prêt à brûler.
Aujourd'hui, en relançant et vantant ses nouvelles boulettes, Ikea en fait une grosse.
En effet, selon la publicité ci-dessous qui n'a subi aucune autre manipulation que le surlignage en vert de deux mots, les boulettes de "bouf" contiennent des "oufs".

Elles ne sont plus au cheval, leur boulettes, mais à la vache folle !
Encore une campagne de pub Ikea qui est un coup d'épée dans le "o".

Pôle emploi m'a écrit...

... pour me convoquer à un entretien de suivi de mon projet personnalisé d'accès à l'emploi.
Cet entretien aura lieu le 11 avril, à 10h45, dans ma nouvelle-ancienne agence, avec ma nouvelle conseillère (lire ici).
Le 11 avril... Heureusement que, le 28 mars, j'avais réclamé que cette nouvelle conseillère emploi me contacte au plus vite (lire toujours ici). Oui mais, c'était juste avant le week-end de Pâques, avec le lundi férié, etc. Heureusement. Sinon, j'aurais peut-être été convoqué le 23 mai (à cause de l'Ascension) ou le 30 mai, dix jours après le lundi de Pentecôte.
Enfin, bref, Pôle emploi n'a pas les moyens de te recevoir rapidement à ta demande.

Une convocation un jour, une relance dès le lendemain. Pôle emploi a l'air impatient de me voir...
En revanche, même si c'est automatisé, les moyens sont plus que suffisants pour te faire chier en te rappelant (à la date d'aujourd'hui) trois fois ta date de convocation :
- par courrier postal daté du 2 avril, posté le même jour et reçu le lendemain ;
- par courrier daté du 2 avril sur mon espace personnel sur le site Internet de Pôle emploi ;
- et vlan, le 3 avril, toujours sur l'espace personnel du site Internet, une "relance convocation entretien de suivi"... le lendemain de la convocation !
Je m'en vais de suite faire savoir mon mécontentement en envoyant un message par le biais des réclamations.
N'hésitez pas à faire la même chose si, vous aussi, vous en avez marre d'être considéré comme un non-humain par des machines.

P.S. : la réponse à ma réclamation

Bande d'abrutis...

mercredi 3 avril 2013

Cahuzac : le Front national lui dit merci

A qui Jérôme Cahuzac, ex-ministre du Budget, a-t-il, en définitive, menti (sur son compte bancaire en Suisse) ?
Pas seulement au président de la République française, au Premier Ministre et à ses collègues du gouvernement. Pas seulement aux députés présents ce jour-là à l'Assemblée nationale.
Non. Ce représentant du peuple a regardé la France dans les yeux et a nié avoir un compte en Suisse. Et, cerise sur le gâteau de l'infamie, il a accusé les journalistes de Mediapart de raconter n'importe quoi, de mal faire leur boulot, soutenu en cela par le donneur de leçons abstentionniste (il a avoué ne pas voter pour garder son objectivité, NDR, sic) Jean-Michel Aphatie :
"Qui accuse Cahuzac ?" se demandait Aphatie dans un éditorial vidéo à la mi-décembre 2012. "Mediapart, un site d'information... Ce site ne montre pas ses preuves ou ses témoignages. Sauf un enregistrement qui date de plus de dix ans [...] Une voix bizarroïde. J'ai cru entendre que c'était Donald,mais on nous dit que c'est Cahuzac. C'est pas un élément de preuve. Le journalisme c'est un métier, mal fait, on est tous des mauvais journalistes, quand on affirme, on prouve. [...] Accuser sans prouver, c'est léger. Mais il y a plus, beaucoup de journaux ont repris l'information [...] Nous sommes entrés dans un raisonnement assez pervers ou l'accusé doit prouver son innocence. C'est un recul de civilisation... [...] C'est le début de la barbarie, le début du totalitarisme... [...]" Et de conclure sur "la pente nauséabonde" sur laquelle "nous sommes". "Sans incriminer personne."
Cette saillie d'Aphatie pourrait demeurer au niveau de l'anecdote si le commentateur politique de RTL et Canal+ n'avait pas utilisé des grands mots comme "civilisation, "barbarie" et "totalitarisme".
Car, aujourd'hui, à qui profite le crime, ce mensonge que d'aucuns voudraient qualifier d'Etat ?
Oh, certainement pas à François Bayrou (MoDem), qui tente de se donner une aura de Monsieur Propre en estimant que les dégâts provoqués par le "scandale" de l'affaire Cahuzac sont "considérables et dévastateurs pour le monde politique français".
Il a raison. Personnellement, je ne gobais pas toujours pour paroles d'évangile les propos d'un homme politique. Mais aujourd'hui, le peu de confiance est bel et bien perdu. Il m'est impossible de croire. Hollande et Ayrault affirment qu'ils ne savaient pas, regardant la France au fond des yeux cathodique : je ne les crois pas et je m'en fous. Mon seul moyen de leur faire savoir à tous sera, aux prochaines élections, l'abstention (ou le vote blanc dès qu'il sera reconnu en tant que tel).
Las, ne pas se rendre aux urnes pour voter (contre) donnera la part belle et permettra l'arrivée au pouvoir d'un parti, qui, depuis de nombreuses années, clame haut et fort (entre autres) "tous pourris !" Le Front national, qui a estimé, dans un communiqué, que "le président de la République et le gouvernement ne pouvaient ignorer le fond de cette affaire et ses conséquences prévisibles". En substance, tous pourris, qu'ils vous disent. En perdurant dans cette attitude, en continuant d'arpenter ce chemin balisé par ses soins depuis des lustres, le parti d'extrême-droite va récupérer, sans coup férir, les fruits de la vindicte populaire.
Et là, on verra si monsieur Aphatie aura le droit de prendre des poses offusquées et de se gargariser de grands mots comme "civilisation", "barbarie" et "totalitarisme".

vendredi 29 mars 2013

autosatisfaction

A ce jour, quand vous recherchez sur Google "price minister arnaque", mon article PriceMinister : les équations de l'arnaque (avec seulement 1512 consultations) arrive en troisième position (quatrième si vous recherchez "priceminister arnaque") de la première page de résultats, juste derrière le mastodonte Comment ça marche.
Pas mal comme référencement pour un petit blog, non ?
Je vous dirais bien comment je fais mais après, je serais obligé de vous... faire payer ;)
Et je me demande bien ce que font les entreprises qui rétablissent les e-réputations.

j'ai écrit à Pôle emploi et...

... on m'a répondu ! Extraordinaire, non ?
En gros, il y a trois jours de cela, je râlais que ça faisait plus de cinq mois que je n'avais pas de nouvelles de ma conseillère emploi. Et puis, j'ai ouvert mes yeux aveuglé par la hargne : hier soir, en me connectant à mon dossier personnel sur le site Internet de Pôle emploi, j'ai constaté, dans la colonne en haut et à droite de la page, que mon conseiller emploi avait changé. Et, juste en-dessous de cette nouvelle info, qu'il y a un lien vers "ma foire aux questions".
J'ai cliqué, n'ai pas fouillé la FAQ mais ai directement accédé à l'onglet "réclamation", qui me proposait, en bas et à droite, un onglet "nous contacter". Et là, alléluia, un formulaire pour râler directement auprès de Pôle emploi.
J'ai envoyé trois réclamations.
La première demandait à ce que ma nouvelle conseillère emploi me contacte au plus vite.
La deuxième signalait un bug très chiant dans le formulaire d'actualisation de ma situation.
La troisième évoquait un bug monstrueux découvert lors de la modification de "mes coordonnées".
J'ai reçu, dans la foulée et dans mon e-mail, trois accusés de réception (capture d'écran ci-dessous) pour ces trois réclamations.

Je ne m'attendais pas à une telle célérité à la lecture de ces accusés de réception (capture d'écran ci-dessus) : ce matin, respectivement à 8h23, 8h24 et 8h27, j'ai reçu trois réponses en e-mail.
La première : "Nous transmettons votre demande a Mme (ma nouvelle conseillère emploi)".
La deuxième : "Réponse dans notre mail précédent" (ah bon !?).
La troisième : "Une nouvelle organisation géographique vient d"etre mise en place. Vous dépendrez désormais de (nouvelle agence) car votre lieu d'habitation dépend de nos services. Donnez nous vos nouvelles coordonnées par mail, nous les enregistrerons", avec, effectivement, un lien permettant de répondre par e-mail à ce courriel.
Passons sur la deuxième réponse - je ne vois absolument pas comment ma conseillère emploi va pouvoir résoudre un problème qui est de l'ordre de la programmation du site Internet de Pôle emploi - pour nous intéresser à la troisième.
Ca déménage !
Il est donc possible de contacter Pôle emploi sans se rendre directement à l'agence, sans appeler le 3949 (tarif variable), sans envoyer un fax (quand on a un appareil le permettant et le numéro de fax de son agence) ou sans utiliser l'onglet "nous contacter" dans les réclamations du FAQ. Pour ceux que ça intéresse, il suffit d'envoyer un mail à votre.pole-emploi@tsce.net en n'omettant pas de mettre un titre à votre courriel.
Le second enseignement de cette réponse est que, non seulement j'ai changé de conseillère emploi mais aussi d'agence Pôle emploi. Et ça, c'est une bonne nouvelle. Je m'explique.
Au tout début de ma perte d'emploi, j'étais rattaché à l'agence V, dans l'agglomération urbaine de ma sous-préfecture. C'était assez pratique et direct, seulement à une vingtaine de minutes de route de mon domicile et avec plein de places de parking gratuites à l'arrivée.
Puis est venue la fusion ANPE-Assedic dans cette grande et belle entité dénommée Pôle emploi. Mon agence V se consacrant uniquement à la partie Assedic du monstre, on m'a demandé de me rendre désormais à l'agence D, ce qui était bien moins pratique puisqu'il me fallait trente minutes de route et traverser toute la ville pour me rendre en périphérie, avec la circulation, les feux tricolores, moins de places de parking, etc.
Le 15 mars dernier (j'avais préalablement été prévenu, le 8 mars, par courriel de masse), mon agence D a déménagé en centre-ville, près des gares ferroviaire et autocariste, ce qui fait un peu moins loin, certes, mais les places de parking y sont toutes payantes ("T'as qu'à venir à bicyclette", aurait suggéré Christine Lagarde).
Aujourd'hui, ce troisième courriel reçu à 8h27 me fait donc savoir, ô joie ineffable, que je dépends à nouveau de l'agence V.
Mais pourquoi, alors, dans le courriel du 8 mars ne pas me l'avoir précisé ?! Tout en m'annonçant le nom de ma nouvelle conseillère emploi... Et pourquoi est-ce moi qui suis obligé de réclamer pour avoir ces informations capitales à ma vie de chômeur ?!
Je râle, je râle mais il paraît que ça fait du bien.
Maintenant, j'attends avec une impatience peu feinte que ma nouvelle conseillère emploi me contacte (rapidement).

jeudi 28 mars 2013

vi skrattar mycket på Ikea !

Une campagne franco-française de pub à la phonétiquement purement gauloise.
En arrière-plan, on aperçoit les cuisines du magasin Ikea. (Photo D.R.)
Oui, comme le dit si bien en suédois le titre de ce post, qu'est-ce qu'on se marre chez Ikea !
On croyait qu'après les affaires gastro-sanitaires - de la viande de cheval dans les boulettes au boeuf et des matières fécales dans le gâteau au chocolat -, le géant scandinave du meuble en kit (prédécoupé pour allumer le barbecue) allait se la jouer profil bas.
Que nenni !
Reprenant à son compte le buzz franco-français créé par la saillie shampouinesque de Nabilla (candidate d'une émission de télé-réalité qui n'honore pas la grande tradition culturelle de l'Hexagone), Ikea a phonétiquement lancé une campagne de pub pour son coussin de chaise Hållö.
Le problème est que, pour moi qui connaît un peu la langue suédoise, le "å" se prononce "o" et le "ö" se prononce "eu". Et, avouons-le franchement et objectivement, "Holleu" n'a vraiment plus rien à voir avec le "Allô ? Non mais allô quoi !" de la susnommée Nabilla.
Le comble de l'humour aurait été qu'Ikea fasse cette campagne de pub pour un pouf. Là, ç'eut été raccord.

(Photos D.R.)

contre l'oubli : Eric Woerth et sa liste des 3000

Eric Woerth et son épouse en randonnée à Chamonix (Haute-Savoie) en août 2010.
La Suisse n'est qu'à une douzaine de kilomètres... (Photo D.R.)

Fin août 2009, dans les colonnes du JDD, Eric Woerth, alors ministre du Budget, lâchait une bombe :
« Nous avons récupéré les noms de 3000 contribuables détenteurs de comptes dans les banques suisses dont une partie correspond très probablement à de l’évasion fiscale. Ces comptes sont ouverts dans trois banques et représentent des avoirs à hauteur de 3 milliards d’euros. C’est la première fois que nous avons ce type d’informations, précises, avec les noms, les numéros de comptes et les montants en dépôt. C’est exceptionnel. »
Ces 3000 détenteurs de compte n'étaient pas tous considérés comme des fraudeurs au fisc mais de fortes suspicions animaient le ministre, qui avait donné comme date butoir le 31 décembre 2009 pour d'éventuelles dénonciations spontanées. Les mauvaises langues disaient alors que les fraudeurs disposaient de quatre mois pour aller planquer leur pognon ailleurs...
Début décembre 2009, on apprenait que cette fameuse liste des 3000 provenait probablement d'un vol commis en 2008 par un cadre de la banque HSBC à Genève (Suisse). Selon Le Parisien :
Cet informaticien aurait piraté le système contenant les noms avant de disparaître. Aujourd'hui réfugié en France et placé sous protections policières, il aurait ensuite communiqué la liste, « une mine d'or » selon un enquêteur cité par Le Parisien, à de hauts responsables du fisc. Il aiderait même les enquêteurs à décrypter ces listes qu'il avait lui-même contribué à coder.
On attendait donc avec impatience le 31 décembre 2009 et, sans aucun doute, le début d'année 2010 pour voir les résultats de "l'affaire" éclater au grand jour et le pognon de ces salauds de fraudeurs remplir les caisses de l'Etat.
Las.
Le 22 mars 2010, sous couvert d'élections régionales perdues par l'UMP, un remaniement ministériel envoie Eric Woerth au ministère du Travail, de la Solidarité et de la Fonction publique, avec le douloureux devoir d'engager la réforme nécessaire des retraites, qu'il présentera le 7 septembre. Deux mois et une semaine plus tard (le 14 novembre), Eric Woerth, pris dans des démêlés judiciaires, est débarqué du gouvernement.
Depuis, lui et son épouse traînent une tripotée de casseroles.
Depuis, "l'affaire des 3000" est devenue "l'affaire Falcani", du nom du fameux ex-cadre supposé voleur d'HSBC.
Depuis, au rayon médiatisation et information du grand public... rien.
ON VEUT DES NOMS, BORDEL !
On veut que ces salauds de riches fraudeurs soient vilipendés sur la place publique et que le gouvernement nous informe sur ce que les redressements fiscaux ont rapporté aux caisses de l'Etat.

mercredi 27 mars 2013

le nouveau scandale Julien Courbet

Evincé de France Télévisions, Julien Courbet s'est déguisé en femme pour y revenir. Quel scandale !

Julien Courbet en "Desperate Housewife" (photo D.R.).
Si avec ça, mon blog ne fait pas le buzz, je ne comprends pas...